Le Royaume d'Emeria.

Nous sommes en 1790. Le Royaume d'Emeria est partagé en trois régions, chacune dirigée par un roi. Dresseur, vient rejoindre l'aventure et choisis ton camp!
 
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 Siegfried Hadara

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Date d'inscription : 07/11/2012

MessageSujet: Siegfried Hadara   Mar 11 Déc - 11:57


- Solitaire
- Se débrouille seul
- N'accorde pas facilement sa confiance
- Plein de vie et d'entrain
- Aime aider les autres
- Naïf
- Niais
- Intelligent
- Peureux
- Timide
- Simple
- Observateur
- Pudique
- Adore lire
- Adore les Pokémon


- Pas très beau
- Cheveux fins et doux, presque blancs
- Oeil droit recouvert d'un cache-oeil
- Cicatrices sur le côté droit de son visage
- Yeux gris
- Brûlures sur le corps
- Bras droit en moignon au niveau du coude
- Un peu petit pour son âge
- Bonne santé
- Porte des vêtements couvrants





Histoire, racontée par lui-même:
Cette partie de mon histoire, je la connais sans pour autant m’en souvenir. Ma mère m’a souvent raconté l’histoire de ma naissance. Vous saviez que quand elle m’a eu, elle était déjà à un âge bien avancé? Qu’elle a dû être alitée une bonne partie de sa grossesse? Ça n’a pas été une partie de plaisir, pour elle. Elle, qui se croyait stérile a finalement réussit à tomber enceinte de son mari. Elle m’a avoué qu’ils avaient depuis longtemps cessé de croire qu’ils pourraient avoir des enfants, quand elle a constaté que son ventre grossissait et qu’elle avait ces horribles nausées. Les gens lui disaient que c’était dangereux, à son âge. Dangereux pour elle, dangereux pour moi. Mais elle n’a jamais rien voulu entendre. Et puis… je suis finalement né.

Je n’ai jamais été comme les autres. Quand les parents ont un enfant, ils s’empressent de compter leurs doigts et leurs orteils, de s’assurer qu’ils ont tous leurs morceaux… Moi, il me manquait déjà une bonne partie de mon bras droit. J’ignore pourquoi je suis né ainsi, mais pour moi, c’est normal. Les autres ne comprennent pas comment je peux arriver à vivre sans une seconde main. Moi, je ne comprends pas trop comment ils font pour y arriver, avec ces deux mains. Ce doit être étrange. Mon père a eu énormément de mal à accepter ma condition. Encore aujourd’hui, je sais qu’il ne me regardait pas comme il aurait pu regarder un fils en parfaite santé avec deux bras et deux jambes. Il ne m’aimait pas moins, mais il m’aimait… différemment, je crois. Mais outre mon bras, j’ai toujours été un bébé en parfaite santé. Rarement malade, et selon ma mère, je n’étais pas très capricieux non plus. Je dormais bien, mangeais bien… Un « bébé facile », comme certains disent. Jusqu’au jour où une catastrophe s’abattit sur notre maison. Je n’avais alors que quelques mois de vie.

Un groupe de brigand a attaqué notre maison, pensant probablement y trouver des objets de valeur. Nous n’avons jamais été bien riche, mes parents et moi. Père avait une petite pension pour les Pokémon et Mère s’occupait surtout de la maison. Elle avait fait une belle carrière de coordinatrice, mais elle avait depuis longtemps abandonné les voyages et les concours. Bref, ces brigands, mécontents de ne rien trouver, ont saccagés et mis à feu notre maison. Les flammes se sont répandues tellement rapidement que personne n’a pu me sortir de mon berceau. Dans le chaos qui régnait alors, les brigands ont prit la fuite et plusieurs personnes de Nostron sont venus aider à éteindre l’incendie. Quand les flammes furent suffisamment maîtrisées pour ne plus représenter le moindre danger, ma mère s’est rapidement précipitée dans ce qui restait de la maison pour venir me chercher. J’avais été sévèrement brûlé. Les gens ne s’attendaient pas à ce que je passe la nuit. Ma mère les a suppliés, encore et encore, de m’apporter des soins. Ils ont finit par céder, pour elle, pour calmer sa peine. 1 heure… 1 journée… 1 semaine… 1 mois… 1 année… Tout ce temps s’est écoulé rapidement et lentement à la fois. J’ai 23 ans, à présent. Et je ne suis toujours pas mort.

Croyez-le ou non, j’ai survécu par on-ne-sait-quel-miracle. Les gens ne voient cependant pas cela d’un très bon œil. En vieillissant, j’ai fini par m’isoler de plus en plus, incapable de supporter le regard de dégoût des autres et leurs moqueries. Je n’ai rien fait, pour mérité un tel sort. C’est moi qui suis laid, pas eux. Pourquoi me haïssent-ils? C’est moi qui devrais me haïr. Pourtant, c’est ainsi. Et je ne peux rien y faire. J’ai grandi chez mes parents. Ils m’ont aimés comme j’étais, m’ont enseigné tout ce que je sais. J’ai même fini par en savoir davantage qu’eux, quand un vieil érudit m’appris à lire et à écrire. Mes parents n’ont jamais été très doués pour ce genre de chose. Moi, j’ai rapidement dépassé leur niveau.
Mes parents ont été là pour moi jusqu’à mes douze ans. Ma mère est morte d’une horrible grippe qui n’a jamais voulu disparaître. Ça avait fini par s’attaquer à son système respiratoire. Et un beau matin… sa poitrine avait cessée de se soulever. Mon père est mort quelques mois plus tard, de tristesse. Il s’est laissé dépérir. Je n’ai rien pu faire pour l’aider…

Après ce tragique incident, je me suis mis à descendre très près de ce gouffre, moi aussi. Ma seule famille avait disparu et c’est à ce moment là que j’ai pu constater à quel point, je me sentais cruellement seul. À douze ou treize ans, on a des amis, des parents, quelques Pokémon… je n’avais rien de tout cela.
Un beau soir, je me suis rendu sur la tombe de mes parents, bien décidé à aller les rejoindre à mon tour. J’avais… treize ans à cette époque. C’est à ce moment que mon chemin a croisé celui d’une petite Mimigal. Cette peste semblait avoir décidée que je ne mettrais jamais mon « plan » à exécution. Elle m’a emprisonné dans l’une de ces horribles toiles gluantes et venait me mordiller les orteils chaque fois que j’osais dire que je m’en fichais complètement et que je finirais bien par crever là. Au bout d’un moment, j’ai finit par céder. Au final, je me dis que cette Mimigal s’est bien débrouillée. On dit habituellement que c’est un humain qui capture un Pokémon. Dans mon cas, ça aura été, au bout du compte, le contraire.

Je suis retourné chez moi, en compagnie de ma petite araignée verte. J’ai commencé à me construire une autre maison, plus petite, juste pour moi et elle, à l’écart. Aujourd’hui, je vis comme je peux. Je fabrique la plupart des choses dont j’ai besoin, je me débrouille pour trouver ma nourriture et j’ai appris à soigner dans quelques bouquins. Je ne me débrouille pas trop mal. Je n’ai presque pas de client, que se soit des humains ou des Pokémon, mais le peu d’argent que je peux gagner m’aide à survivre lorsque j’en ai besoin. La plupart de mes clients sont des voyageurs et leurs Pokémon.
Donc voilà où j'en suis maintenant, après ces 10 années de vie avec ma Mimigal... Je vis au jour le jour.
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Siegfried Hadara
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