Le Royaume d'Emeria.

Nous sommes en 1790. Le Royaume d'Emeria est partagé en trois régions, chacune dirigée par un roi. Dresseur, vient rejoindre l'aventure et choisis ton camp!
 
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 1.Nouvelle servante [PV Cynthia]

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Arthur Briati
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MessageSujet: 1.Nouvelle servante [PV Cynthia]   Dim 2 Déc - 17:08

1.1. Visite royale

- Et c'est obligatoire?
Arthur Briati, roi de Muchlaös, faisait face à Denigos Aramis, le chef de la Garde Impériale, mais aussi son plus fidèle conseiller. Ce dernier lui avait appris qu'il devrait faire une visite sur un cheval blanc, accompagné de sa garde et de tout le cortège royal, dans Émeraude. Et le roi se demandait si c'était vraiment nécessaire.
- Tout à fait, Sire. C'est très important que le peuple voit son roi, vous savez.
Arthur soupira et s'assit sur son trône. Ce genre de visite, il en avait déjà fait quand il avait accédé au trône. Il avait fait le tour de Muchlaös sur un cheval blanc, et voilà maintenant qu'on lui demandait de faire la même chose. Sachant qu'il ne pouvait échapper à ce défilé, il demanda:
- Et pourquoi à cheval? Ne pourrais-t-on pas simplement prendre un Galopa. D'autant plus qu'il fait froid et que sa crinière me réchaufferait.
Denigos releva la tête. Il savait que son roi n'était du genre à vouloir penser à son bien et pas à celui des autres. Il essayait juste de se faire fournir un Galopa au lieu d'un cheval rare. Le soldat sourit et répondit:
- Ecoutez sire, vous avez besoin d'être mis en valeur. Un Galopa est trop... comment dire... commun.
Le seigneur soupira une fois de plus. Il savait qu'il pouvait ordonner à son soldat d'aller chercher un Galopa sans discuter les ordres, mais il n'avait pas non plus envie de décevoir tout le cortège. De plus, les palefreniers avaient magnifiquement préparés Arios, son cheval, et il n'était pas question d'aller leur annoncer que le travail n'avait servit à rien.
- Bon, très bien, allons pour le cheval. Mais, on est bien d'accord, je reste à Émeraude? On ne va pas plus loin?
- Non, non, nous restons bien à Émeraude.
Un petit sourire de satisfaction s'était affiché sur le visage de Denigos. Encore une fois, il avait réussit à convaincre le roi. Il était fier que son seigneur l'écoute avec tant d'attention. A vrai dire, il se sentait honoré. Vraiment très honoré.
Arthur Briati fit signe à son garde qu'il pouvait se retirer. Une fois que les portes de la salle du trône se refermèrent derrière Denigos, il se leva de son trône et se dirigea vers sa chambre. Là, il se recoiffa, mis des magnifiques habits. Il savait que le peuple l'aimait quand il était comme ça.
En ressortant, il croisa son fils qui lui sauta dans les bras. L'enfant souhaitait venir avec son père, mais ce dernier lui rappela qu'il devait partir en visite avec sa mère. Timothée parut déçu mais n'insista pas. Il repartit dans sa chambre jouer un peu avec ses Pokémon avant le départ.

Arthur monta sur son cheval. Devant et derrière lui, le cortège était déjà en place. Les armures des soldats brillaient, et les trompettes étincelaient. Tous étaient prêt. Le roi donna le signal de départ et, dans une même démarche organisée, tous partirent.

Ils visitèrent d'abord les quartiers en périphérie du Palais, c'est à dire les quartiers riches, là ou tout était si propre et beau. Les nobles s'inclinèrent au passage de leur roi, qui leur faisait un signe de la main, plus par obligation qu'autre chose. Il n'aimait pas ces nobles: trop arrogant, trop enfermés dans des responsabilités et dans des idées fixe, pas naturels.

Ensuite, le cortège arriva dans les quartiers les plus pauvres. Ici, les gens avaient peu d'argent, mais ils étaient simples. Et libre, surtout. Les enfants courraient pieds nus dans les rues à la poursuite de leurs Pokémon. Au passage d'Arthur, ils s'arrêtaient, les yeux brillants de curiosité, et souhaitaient s'approcher. Mais, très vite, leurs parents les appelaient et les obligeaient à s'incliner avec grâce. Alors, le seigneur souriait à ces enfants, et cela les comblaient de joie.

Enfin, ils arrivèrent dans le dernier quartier, un des plus pauvres d'Emeria tout entier. Cela fendait le coeur d'Arthur de voir toute ces personnes malheureuse, mais il ne pouvait pas y faire grand chose. Donner de l'argent à tout le monde était impossible, les fonds n'étaient pas assez suffisants.
Il allait continuer son chemin quand il remarqua une jeune fille. Elle étaient méconnaissable. Ses habits étaient déchirés, des bouts de pailles étaient emmêlés dans ses cheveux verts sales et foncés. Cette dernière venait de relever la tête, et elle fixait le roi de ses yeux bicolores. Un jaune, un rose. Un des gardes allait intervenir pour rappeler à la jeune insolente que ce qu'elle faisait était interdit, mais Arthur le stoppa. Il stoppa tout le monde d'ailleurs. Les trompettes arrêtèrent leur bruit. Le calme se fit. Comme si le temps s'était arrêtés. Arthur appela Denigos et lui souffla d'aller chercher cette jeune fille. Le garde obéit aux ordre. Arthur avait eu un pressentiment en la regardant. Une petite voix dans sa tête lui avait dit que cette personne devait venir avec lui, absolument. Arthur avait obéit à cette voix, il ne savait pas pourquoi.

Denigos fendit la foule interloquée. Il prit la jeune fille par le bras et dit:
- Viens avec moi, je t'emmène voir le roi. Quand tu seras devant lui, incline toi et ne dit rien, compris?

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Dernière édition par Arthur Briati le Ven 26 Avr - 18:13, édité 2 fois
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Cynthia Milaci
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MessageSujet: Re: 1.Nouvelle servante [PV Cynthia]   Dim 16 Déc - 15:27

Le matin ne pointait pas encore le bout de son nez quand tu te réveillas. Tes yeux n'eurent le temps de s'ouvrir que tes muscles douloureux, tes courbatures, la forme du sol encrée sur ton corps, les morceaux de paille te piquant et la douleur d'un inconfort et d'une mauvaise nuit te rappelèrent que tu n'avais pas de chez toi. La douleur était telle qu'il te fallut un temps avant de pouvoir ouvrir tes beaux yeux or et rose, devenus sombres, empêchant les autres de connaitre leur couleur, et t’asseoir, dans un effort surhumain. Tu tâta d'une main faible les alentours, à la recherche d'un mur, d'un appui, de quoi te soutenir. Quand tu trouva le mur, tu t'adossa, lentement, dans des gestes qui en disaient long sur ta très mauvaise nuit. Le soleil commençait à pointer le bout de son nez. Tu observas, comme tous les matins, les maisons en pierre qui t'entouraient, leurs volets bleus ou blancs qui s'ouvraient en choeur d'un même mouvement. Les dames et demoiselles qui se penchaient pour observer le lever de soleil, vider les pots de chambres et regarder si toi et ta " famille de pauvreté " êtes toujours là, au milieu des rues. En levant un peu la tête , tu pouvais apercevoir du linge étendu sur des ficelles. Le bruit de roues martelant le sol commença à résonner dans la ville, aux oreilles de toutes et tous. Les gens commençaient à sortir de leur chez sois et la ville commença à s'agiter. Déjà le regard d'autrui pleins de dégoût ou de pitié t'assaillirent. Comme s'il te piquaient les yeux, comme s'ils étaient le soleil, tu mis ta main au dessus de tes yeux pour te protéger d'eux, pour te protéger de leur regard. Aujourd'hui était un jour spécial. Ou du moins, devrait l'être. Car, et oui, tu avais 16 ans aujourd'hui. Tu deviens plus adulte. Mais personne ne le sait. Pour tout le monde, tu n'as pas d'âge. Tu ne grandis pas, à leurs yeux. Mais toi, tu connais la vérité, et bientôt, tu pourras chercher une sorte de travail, de quoi survivre, de quoi te sustenter. Une sensation désagréable et piquante te sortit de tes pensées. Tu tapota dans ton dos et finis par trouver l'objet de cette sensation désagréable et un peu douloureuse. Un morceau de paille mélangée à de la terre et quelques morceaux de cailloux s'enfonçaient dans ta peau. Tu enlevas le tout et le déposa par terre. Tu remarquas donc que tes cheveux étaient tout emmêlés, emplis de morceaux de paille. Tu entrepris donc de retirer les morceaux. Du moins, les plus gros, ceux que tu pouvais. Après tout, pourquoi se fatiguer ? A quoi ça servirait puisque le matin prochain tu te réveillerais dans le même état durant toute ta vie. Enfin, c'est ce que tu pensais. Tu commença donc à retirer les morceaux de paille de ta chevelure. Puis, sans comprendre pourquoi, des bruits de chevaux martelant le sol résonna, des trompettes se firent entendre. Une euphorie inconnue les pris et ils se mirent tous à genoux, vas savoir pourquoi. Et tu allais le savoir. Bientôt, arriva un cortège impressionnant. Au tout début, des hommes magnifiquement habillés



soufflaient dans des machins jaune d'où pendaient un tissus avec un drapeau que tu ne reconnus pas tout de suite. Derrière eux, des personnes armées marchaient au pas. Et derrière, un grand cheval blanc, magnifiquement décoré. Tu vis dessus un homme, mais de là où tu était, et à cause du soleil, tu n'arrivais pas à le distinguer. Derrière ce magnifique animal, a nouveau, des personnes armées se tenaient prêtes à intervenir. Et enfin, d'autres hommes portaient des drapeaux, bien haut, avec encore et toujours le même drapeau. Tu te rappela avoir déjà vu ces images. Tu réfléchis, réfléchis, encore et toujours et finis par te souvenir: le drapeau royal ! Tu t'affolas, observa comment se tenait les gens sur les trottoirs et les imitas. L'ensemble impressionnant avançait, lentement. Tu tremblais de tout ton corps, de tes pieds, nus et souillés, à ta tête, noir de saletés avec des morceaux de paille dans les cheveux. Le son qui sortait de l'étrange instrument se rapprochait, de plus en plus, de plus en plus fort. Les premiers hommes passèrent devant toi, puis tout s'enchaîna. Ta curiosité, pourtant rare chez toi, fut titillée et te fit frissonner. Une irrépressible envie de jeter un regard, juste un, sur la rue te chatouillait. Tu osas donc et leva, lentement et doucement, tes yeux plus haut. Ton oeil d'or heurta d'abord des tissus en or. Puis ton oeil rose remonta un peu plus et croisa celui d'un homme. Ses yeux bleus clairs restèrent bloqués sur toi, te fixant dans les yeux. C'était celui qui était sur le cheval. Tout alla vite, si vite, même trop vite. Il fit un geste, un seul, et tout le monde se stoppa.



Le temps semblait s'être arrêté en même temps que le cortège. L'homme aux yeux bleus clairs appela une personne, qui devait être un serviteur ou quelque chose du genre, qui s'approcha. Il lui murmura un ordre à l'oreille et te fixa. Quelques gouttes de sueur perlèrent sur ton front et tu commença à avoir peur. Qu'avais-tu fait ? Avais-tu enfreint une loi ? Tu commença à avoir peur. Alors le serviteur s'approcha de toi et te fit signe de te relever. Tu obéis, lentement, tremblant de tout ton faible corps. Il te murmura quelques mots que tu ne compris pas et t’emmena vers le magnifique cheval. Alors l'homme descendit de son cheval. Tu entendit des cri de stupéfaction et des commérages commencèrent dans la foule. Des rumeurs circulèrent rapidement. Tu gardas la tête basse.


- Viens avec moi, je t'emmène voir le roi. Quand tu seras devant lui, incline toi et ne dit rien, compris?



Répéta-t-il, et cette fois, tu avais compris. Obéissant donc, tu souleva ta robe de misère et t'abaissa royalement, gardant la tête basse et ne parlant point. Tu ne comprenais pas ta faute, tu n'avais fait que le regarder ! Tu sus aussitot ce que l'on te reprochait ... Ou du moins, ce que l'on te voulait. Le bel homme, pied à terre, s'approcha doucement de toi pour te libérer quelques mots de son royal être, de sa royale personne ...

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Arthur Briati
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MessageSujet: Re: 1.Nouvelle servante [PV Cynthia]   Jeu 20 Déc - 20:00

1.2. Premier contact


Denigos Aramis avait joué des coudes afin d'accéder à la jeune fille qui se trouvait un peu en retrait. D'un poigne ferme de sa main droite, il l'agrippa par le bras, constatant avec dégoût la puanteur qu'elle dégageait. Il retourna vivement la tête et tenta de garder un air digne afin de ne pas offenser le roi.
Arthur Briati fronça les sourcils quand il vit avec quelle violence son soldat prenait la jeune fille par le bras. Il pensait sûrement qu'elle allait être punie à cause du regard qu'elle avait lancé au roi. Biens sûr, ce n'était pas le cas, mais Denigos ne semblait pas avoir compris. Arthur se promis de lui en toucher deux mots quand ils reviendrait au Palais.
Aramais fendait la foule. Ceux qui ne s'écartaient pas sur son passage recevaient de violents coups de coude qui leur faisait parfois échapper des petits cris de douleur. Il retourna sa tête vers la jeune fille afin de lui dire les dernières recommandations.
- S'il te pose des questions, répond lui sans hésiter et ne ment pas. Et surtout, ajoute "Sire" où "Votre Majesté" à la fin de ta réponse. Et ne le regarde plus jamais dans les yeux. Ce que tu as fait va sans doute te coûter cher, alors n'aggrave pas ta peine.

Pendant ce temps, Arthur était descendu de son cheval et était maintenant debout, attendant que son garde arrive. La foule jetait des regards apeurés mais curieux. Ils essayèrent de se tenir le mieux possible, afin de ne pas eux aussi recevoir une punition.
Denigos jeta littéralement la jeune fille à terre quand ils arrivèrent. Il ne vit pas le regard accusateur que le roi jetait sur lui. il se contenta de surveiller comment se comportait celle qu'il considérait comme une prisonnière, prêt à la faire regretter si elle venait à mal se comporter.

Obéissante, la jeune demoiselle s'inclina respectueusement, et Aramis sembla fier de lui. La foule était presque totalement silencieuse. Tous attendait que le roi se mit à parler. Arthur se retint de sourire. Tout ces gens qui attendait qu'il lâche un mot le faisait rire. Il se retint aussi de dire un mot idiot afin d'observer la réaction des autres. Mais il se contenta de dire:

- Bonjour, jeune fille. Comment vous appelez vous?

Il ne savait toujours pas ce qui l'avait poussé à choisir cette jeune fille pour l’amener ici. Il avait eu une sorte d'intuition, mais une très forte intuition. Cette dernière l'avait pris quand le regard de la fille s'était posé sur lui, et, depuis, cet étrange sentiment ne le quittait pas. Il ne pouvait pas expliquer ce phénomène, mais avait décider de faire confiance à son instinct, comme il l'avait souvent fait, d'ailleurs, et ça ne lui avait amené que des bonnes surprises. Le roi se disait donc que son intuition devait être bonne et que cette jeune fille avait quelque chose de spéciale. Or, il ne savait pas encore ce que c'était, et surtout, pourquoi elle.

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Cynthia Milaci
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MessageSujet: Re: 1.Nouvelle servante [PV Cynthia]   Jeu 2 Mai - 11:53

Les regards que jetaient la foule t'oppressaient. Tous attendaient le verdict que rendrait le roi. La punition qui te tombera dessus. Tous, ils étaient tous de êtres supérieurs à toi, tu fis donc tout ce que l'on t'avait appris: tu baissas la tête et ne dit mot. La peur s'échappait de tes pores comme la peste. Tes articulations t'élançaient mais tu te retins de les frotter, restant tête inclinée, n'osant regarder ton interlocuteur. Mais, la question qu'il te pose t'interpella. Tu commença à relever la tête quand le garde qui t'avais menée puis jeter aux pieds du Roi te foudroya du regard et tu y renonça. A la place, tu balayas discrètement la foule du regard et vit sur leurs visages de incompréhension, de l'étonnement et des visages inexpressifs. Tu murmuras une réponse mais personne à part toi-même n'avait du l'entendre. Tu prit une grande bouffée d'air et lui répondit d'un ton doux et soumis.

- Je me nomme Cynthia, mon Roi, Cynthia Milaci. Pardonnez moi si je vous ais importuné. Je vous suis entièrement soumise et à vos ordre.

Je baissa le regard et attendit sa réponse, tremblant de tout mon être.

( pas d'inspiration, désolé )

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Arthur Briati
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MessageSujet: Re: 1.Nouvelle servante [PV Cynthia]   Jeu 2 Mai - 12:12

(pas grave, on va dire que ça va pour cette fois ^^)
1.3. Venons-en au fait


La jeune fille commença à relever la tête quand Arthur Briati lui posa la question. Mais Denigos la foudroya du regard et elle abaissa très vite la tête. Elle tremblait légèrement et semblait avoir peur. On pouvait la comprendre: le garde faisait plutôt peur, avec sa voix grave et ses airs de brute épaisse. Mais quand on le connaissait bien, c'était un homme gentil et ouvert, et plutôt de bon conseil. En vérité, Arthur lui accordait une grande confiance. Aramis était arrivé à la garde alors que le jeune prince avait 8 ans. Il était aller observer les guerriers se battre à l'entraînement, et le jeune homme avait vite fait la connaissance de Denigos. Au fil des années, une sorte de relation amicale s'était tissée entre eux, et le roi lui-même pensait que, s'il n'était pas un dirigeant de Royaume, ils auraient été de très bons amis, toujours à faire des choses ensemble. Être roi connaît beaucoup de désavantage, dont l'impossibilité de se faire de véritable amis.

Sire Briati fut tiré de ses pensées quand la jeune fille lui répondit. Sa voix était tremblante. Elle n'avait pas l'habitude de parler avec des personnes de haut rang. Et Arthur ne savait toujours pas ce qui l'avait poussé à faire appeler cette jeune fille. Était-ce la voix d'Arceus? Briati en doutait fort: le Pokémon légendaire ne se préoccupait pas des humains, en général.
Le roi décida de méditer plus tard sur le sujet afin de répondre à la prénommée Cynthia Milaci. Autour d'eux, la foule regardait, comme si la jeune fille était une bête en foire.

- Vous pouvez vous relevez, Cynthia.

Denigos Aramis jeta un regard surpris sur son roi. Arthur lui fit un grand sourire, comme pour lui dire qu'il s'était trompé sur le sort de la jeune fille. Le garde royal détourna la tête et se mit à regarder celle qui se levait. Il attendait la suite pour savoir ce qu'il aurait à faire.

- Mademoiselle, vous ne m'avez aucunement importuné.

La foule était interloquée, mais ce n'était sûrement rien comparé à la surprise d'Aramis. Si le roi ne l'avait pas appelée parce qu'elle avait fait un écart au Protocole, pourquoi était-elle là?

- Si vous le voulez bien, je vais vous demander de m'accompagner. Au Palais, il y a des postes libres pour des jeunes filles comme vous. Vous voulez bien me suivre?

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Dernière édition par Arthur Briati le Jeu 2 Mai - 20:22, édité 1 fois
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Cynthia Milaci
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MessageSujet: Re: 1.Nouvelle servante [PV Cynthia]   Jeu 2 Mai - 18:47

Tu sentais que le Roi se questionnait intérieurement au gigotement de ses mains et à son visage pensif. Même s'il essayait de cacher ses émotions, tu avais l’œil et l'habitude de déchiffrer tous les visages que tu croisais. Le temps qui passe dans la rue est comme des milliers et des milliers de grains de sable qui s'écoulent d'un poing fermé vers le sol, où on les avaient dénichés. Chaque seconde qui passe semble durer des heures. Car dans la rue, tu n'as pas de maison, pas de jeux, pas de frère ou sœur, pas d'amis: tous se considèrent comme des ennemis. Tu ne peux que penser, observer et patienter. Alors tu avais choisit de passer le temps en étudiant tous les visages que tu croisais, chaque seconde de chaque minute de chaque heure qui passe.

Tu ne comprenais pas ce qui t'arrivait. Un membre royal; surtout le Roi; demandait à une pauvre jeune fille de se relever devant lui ... Tu fus saisie de panique. Comment réagir ? Obéir surtout ! Qu'as-tu fait ? Ton cerveau bouillonnait. Tu te voyais bien, de la fumée sifflant de tes oreilles. Tu finis par te redresser, droite comme un piquet. Tes membres étaient raidis et tu retenais ton souffle. Tes longs cheveux verts; abîmés, couverts de terre les rendant ternes et emmêlés de paille; glissèrent de tes épaules et retombèrent en cascade autour de ton maigre visage. Tu regardais le sol, mal à l'aise.

Mais savoir que tu ne l'avais pas importunée t'interloqua. Tu chancelas mais te rattrapas à temps, espèrent que personne ne l'avait remarqué. La fatigue creusait des cernes tout autour de tes yeux et pesait comme un poids sur tes épaules. Le cerveau toujours en ébullition, tu te questionna: pourquoi t'avoir faites venir à lui s'il n'avais rien à te reprocher ? Tu ne trouvas pas la réponse, bien trop fatiguée pour cela, et ta pensée fut interrompue par le Roi.


- Si vous le voulez bien, je vais vous demander de m'accompagner. Au Palais, il y a des postes libres pour des jeunes filles comme vous. Vous voulez bien me suivre?


Tout ton corps se paralysa sans prévenir et les muscles de ta bouche se détendirent sans prévenir, laissant ta bouche béante. tes yeux s'écarquillèrent non pas de terreur de choque et d'incompréhension. Toi ? Pourquoi toi ? Tu n'es qu'une pauvre jeune fille pouilleuse, sans rien à offrir. Tu n'avais jamais étudié, jamais appris l'étiquette, rien. Le néant. Ne sachant quoi répondre, tu cherchas de l'aide auprès du garde, qui semblait aussi choqué que toi. Tu regardas dans le public mais la dur vérité de la rue te revint: tu n'avais personne pour te conseiller. Ton visage s'assombrit. Une réponse, celle qui devait être utilisée devant son Roi qui vous fait une " faveur ". Tu la laissas donc s'échapper de ta bouche et danser jusque lui.


- Mon Roi ... Ce serait un honneur pour moi d'être à votre service. je ne puis me permettre de décliner une telle offre. je suis à votre entière disposition depuis toujours et le serais toujours. A votre service, mon bon Roi.


Les mots que tu avais prononcé, tu les avais toi même entendue de la bouche des nobles et avais pensée qu'il serait bon de les utilisés. Tu te mis à trembler de tout ton cœur. Tout se déroula si vite: en moins d'une minute, tes jambes se dérobèrent sous ton poids et tu t'effondras, inconsciente, dans les exclamations de la foule. Le néant t'engloutit avant que tu ne puisses t'en rendre compte.



( C'est court mais j'espère que cela te convient )

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Arthur Briati
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MessageSujet: Re: 1.Nouvelle servante [PV Cynthia]   Jeu 2 Mai - 20:38


1.4. L'évanouissement


Cynthia Milaci sembla paralysée par les paroles d'Arthur Briati. Après tout, elle ne s'attendait pas à ce qu'on lui pose cette question. Et tout le monde était surpris par la réaction du roi. N'allait-t-il pas faire quand même une allusion au fait qu'elle n'avait pas respectée une des règles du Protocole qui précisait qu'il était interdit de fixer une personne royale dans les yeux, et même de relever la tête sans qu'on ne lui ait autorisée? Mais le seigneur n'avait pas l'air de réagir. Il n'y avait pas de nobles parmi la foule et c'était plutôt un point positif étant donnés que ceux-ci auraient pu contester les propos du roi. Mais le peuple regardait attentivement la scène, silencieux comme s'ils étaient des statues, une horde de statue au milieu d'une place. Un vent léger soufflait et un non-voyant qui passait aurait juré qu'il n'y avait personne, si ce n'est une jeune fille qui répondait très timidement, la voix tremblante, à son interlocuteur.
Elle utilisait d'ailleurs un langage soutenu, très poli et respectueux. La garde n'avait donc rien à redire là-dessus, et encore moins Denigos Aramis, qui lui, était au fond de lui agacé. Après la réponse de Cynthia, il jeta un regard à Arthur, qui lui fit un clin d'oeil pour lui faire comprendre qu'il allait lui expliquer plus tard cette histoire.
Le roi allait justement proposer à Cynthia de monter sur un cheval, quand les muscles de cette dernière semblèrent lâcher. Elle s'effondra, si rapidement que cela semblait surréaliste. La foule commença à s'agiter. Aramis n'avait pas bien compris la réaction du roi vis-à-vis de cette jeune fille sale et odorante, mais il connaissait ses principes et rattrapa Cynthia avant que sa tête ne heurte le sol, ce qui aurait pu être mortel. Il vérifia le pouls de la jeune fille et assura Arthur qu'elle était toujours en vie, elle avait juste été choquée. Le roi se retourna vers les autres gardes et dit:

- Dispersez la foule. On rentre au plus vite.

Les gardes demandèrent au gens de partir, et les plus curieux se faisait chasser à coup d'épées où de pics, et les plus résistants - il n'étaient que quatre ou cinq - se voyaient tordre le poignet et rentraient chez eux en trottinant, pestant contre ce roi qui les empêchaient de profiter du "spectacle".
Arthur monta sur son cheval, et Aramis sur le sien avec Cynthia dans les bras. Sans attendre le reste du cortège, ils se mirent à galoper jusqu'au Palais.

(Je te propose qu'on arrête là et que tu te réveille au Palais. Tu veux commencer le RP là-bas?)


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